Monolithe vintage, l'âme du Hameau des Baux

Posté par: Anthony Subra Dans: Actualités Le: vendredi, mai 4, 2018 Commentaire: 0 Like: 351

Dans les salons du Hameau des Baux, Emmanuelle Vidal propose un nouveau décor chaque année. Le défi ? Trouver le juste équilibre entre une bâtisse provençale et des meubles des années 1950, 60 et 70. Le cadre ? Des murs blancs et noirs, un sol en pierre, des poutres au plafond, et une touche de modernité apportée par des rideaux de la maison milanaise Dedar. La vision ? Un concept hôtelier où le mobilier est à vivre et à vendre. Le ton est donné avec une atmosphère vintage qui allie confort et élégance, en résumé le luxe décontracté.

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En 2014, la partie centrale du grand salon s’organise autour d’une très belle table des années 1970 avec une base très travaillée en métal chromé et un plateau en verre épais. Elle est encadrée par une paire de fauteuils de la même époque alliant le cuir, le métal et le bois. Près de la cheminée, des sièges 1940 en bois et cannage étalent leurs formes arrondies et généreuses auprès de deux tables gigognes en travertin. De part et d’autre de l’entrée du grand salon, 2 décennies s’opposent. D’un côté, les fauteuils G10 de Pierre Guariche pour l’éditeur Airborne (1950) en tissu et métal chromé, au dessin très rectiligne, très strict, trouvent leur équilibre auprès d’une très jolie table ronde en verre, plexiglas et rotin. Un canapé contemporain en velours apporte la touche finale de douceur avec ses multiples coussins. De l’autre côté de la porte d’entrée, on retrouve la même configuration mais dans un esprit différent. Cette fois-ci, le canapé est accompagné d’une table basse 1960 en palissandre, verre et laiton doré et dune paire de sièges danois circa 1958 de Illom Wikkelso. Le grand salon trouve sa touche finale dans la très belle enfilade en teck 1960 aux portes en mélaminé noir, bleu et blanc et aux délicats inserts en laiton doré sur les pieds et les poignées. Le petit salon n’a bien sûr pas été négligé puisqu’une paire de fauteuils 1950 revêtus de velours moutarde de la maison Nobilis amène une note de fraîcheur dans ce coin un peu plus sombre. A ses côtés, une paire de bridges en bois et métal et deux tables basses 1960 en bois et ardoise.

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Pour la saison 2015, de nouvelles pièces ont été soigneusement sélectionnées pour animer le salon. Cette année, le centre de la pièce est occupé par une splendide paire de sièges de Charles Ramos dans un très beau velours gris et des pieds en fonte d’aluminium doré (1958). Une table basse de la maison Ramsay au plateau en verre à la belle découpe et au piètement en fer battu doré. Devant la cheminée, une majestueuse paire de fauteuils de la firme italienne Giorgetti en tissu blanc et un fauteuil canné d’Hartmut Lohmeyer avec ses coussins en tissu noir pour assurer un meilleur confort. Un très beau classique complète l’ensemble : la mythique chaise longue de Le Corbusier (circa 1970) dans sa version poulain. D’un côté de la grande porte, face à un canapé contemporain, une paire de fauteuils 1950 en velours noir aux courbes généreuses encadre une table basse en palissandre et structure en métal noir et laiton doré (1960). De l’autre, une paire de sièges d’Harmut Lomeyer est complétée par un jeu de tables gigognes de Gianfranco Frattini pour Cassina. Dans le petit salon, une paire de sièges danois avec une très jolie ligne et surtout son cuir noir d’origine en parfait état, accompagnée de petit fauteuils très légers en tissu gris et à structure en teck. Une paire de tables basses à piètement en métal noir et laiton doré avec un plateau en travertin vient apporter la dernière touche à l’ensemble.

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Changement d’ambiance pour la saison 2016 au centre du salon. La pièce maîtresse en est la superbe banquette Modular de Georges Nelson éditée par l’américain Herman Miller (circa 1955) en palissandre et recouverte d’un tissu de la maison Lelièvre, que nous avons choisi de présenter en face à face. A ses côtés, une paire de sièges en fils de métal du célèbre designer Verner Panton. Une très belle paire de commodes d’Ico Parisi pour MIM édition (1958) en noyer et poignées en métal noirci encadre la porte-fenêtre qui mène à la terrasse. Sur le mur opposé, une enfilade en merisier de Florence Knoll et ses portes coulissantes en stratifié noir et blanc est accompagnée d’une lampe haute en métal chromé des années 1970. De part et d’autres de la porte d’accès, une paire de tables basses en bois de rose, plateau en verre et pieds en laiton doré se mêle, d’un côté, à une paire de sièges cannés d’Hartmut Lohmeyer et, de l’autre, à une paire de fauteuils danois en teck et cuir noir de Grete Jalk dans les années 1960. Côté petit salon, le décorateur Pierre Guariche est à l’honneur avec une paire de fauteuils SK 660 édités par Steiner (1950) recouverts d‘un tissu bleu marine Kvadrat, et deux sièges G10 pour Airborne (1954) en tissu gris et accoudoirs en métal. Une paire de lampes des années 1970 en verre et métal, surmontées d’un abat-jour en tissu éclaire joliment l’ensemble.

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En 2017 au Hameau des Baux, tout change et rien ne change… Comme tous les ans, le mobilier évolue mais l’esprit reste le même : vous faire découvrir et partager les plus belles pièces des années 1950, 60 et 70. Quand vous pénétrez dans le salon, comment ne pas être irrésistiblement attiré par cet ensemble canapé et fauteuils (1950) en splendide velours bleu Elitis ? Une table basse du designer américain Paul McCobb en laiton doré et plateau en marbre le complémente à ravir. De part et d’autre de la cheminée, une bibliothèque tournante des années 1970 en palissandre au design très graphique et un guéridon en marbre, bois et piètement en fonte supportant une lampe 1960 au délicat « feuillage » en laiton doré. La porte-fenêtre est entourée par une paire de commodes d’Ico Parisi en noyer et fer noirci, d’une table basse à structure en bois de rose et laiton doré et plateau en verre, et par deux sièges du designer danois Peter Hvidt. En face, une impressionnante bibliothèque en teck des années 1960 occupe élégamment un large pan de mur. A l’entrée du salon, de part et d’autre, une paire de sièges scandinaves des années 1960 en acajou et coussins revêtus de tissu clair au joli dossier arrondi accompagné d’un guéridon en bois, et deux fauteuils en tissu gris du designer tchécoslovaque Miroslav Navratil en velours gris clair près d’une table ronde en bois laiton et plateau de verre. Au petit salon, une série de quatre chauffeuses en tissu clair et structure en métal à section carrée laqué noir côtoie une paire de tables à piètement en métal laqué noir et laiton doré, et plateau en travertin.

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2018 est une année de grandes transformations au Hameau des Baux. La Table du Hameau devient Cicada et occupe désormais l’ancien grand salon. Un nouvel espace est installé face au bar, ambiance cosy et intimiste. Des nuances de bleu, noir et écru se mêlent à cette architecture provençale. Une paire de fauteuils danois des années 1950 en chêne et tissu bleu accompagnée d’une table basse 1950 en chêne et plateau de verre font face au canapé d’angle en tissu écru. A centre, une paire de chauffeuses (1950) en métal tubulaire laqué noir recouvertes d’un tissu à motifs géométriques bleu et écru de Misia (groupe Casamance) et une série de tables volantes en métal et formica noir et blanc de Pierre Guariche. Posé délicatement devant la fenêtre, un bureau circa 1970 de Pierre Vandel en métal laqué noir et laiton doré. Une série de cinq chauffeuses de Ole Gjerlov-Knudsen & Torben Lind pour France & Son (1960) présentée en banquette vient agrémenter le deuxième coin salon. Une paire de bridges 1960 en noyer, métal noir et tissu Casamance côtoie deux tables basses d’Angelo Ostuni et complète ainsi l’ensemble. Près du bar, une élégante enfilade d’Alain Richard en merisier apporte la touche finale à cette nouvelle édition de Monolithe vintage au Hameau des Baux.

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